"The Zen Room" est le fan-club Français Rocky Horror historique.
Le cast commença à émerger en 1988,
restaurant à Paris costumes et maquillage dans l'animation,
ainsi que le jeu d'acteurs devant l'écran. 1989 vit la création
d'un premier fan-club, bientôt avorté avant la fondation
officielle du Zen Room en mars 1990. L'animation met plutôt
en avant l'esprit de Carnaval, plutôt qu'un spectacle
classique pour un public figé.
"The Zen Room" is the historical Rocky Horror French fan-club.
The cast began to emerge in 1988, restoring in Paris animation
costumes and makeup, as well as acting in front of the screen.
1989 saw the creation of a first fan-club, soon aborted before
the official foundation of the Zen Room in March 1990.
The cast performance emphasizes a carnaval style and state
of mind, rather than a classic show for a static audience.
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Dernières nouvelles
Faute de séance disponible ce soir-là au Studio Galande,
une partie du Zen Room était, en compagnie de quelques Denton Frogs,
dans la rue le soir d'Halloween, pour une espèce de Rocky
live itinérant dans la ville. Voir la
galerie de photos Denton Frogs
pour un rapide aperçu de cette soirée mémorable.
Fin des séances "Zen Room" au Studio Galande, faute de séance disponible.
Le cast est donc en sommeil jusqu'à nouvel ordre...
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Le Cast |
Comment parler de cast fixe sans donner l'image
d'une structure bien rodée, figée dans sa composition,
alors que l'équipe a connu bien des périodes, plus encore
de membres, réguliers ou non. Voici néanmoins ce qui
s'en approche le plus, pour inexact que ce puisse être.
| Rocky
 rôle vacant
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Certain(e)s ont marqué leur époque, chacun(e) à leur façon.
Fatalement non exhaustif, voici
le Mémorial des Grands Anciens!
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D'autres n'ont fait que passer mais méritent tout autant leur place ici.
Terriblement incomplet, voici tout de même
l'Album de Famille.
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Les premières années ont vu circuler une newsletter,
la voici rescannée pour mémoire.
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Les Photos |
Photos de séances, souvent prises au jetable, ou bien clichés retrouvés au fond
d'un tiroir quelques années après... voici donc l'inévitable album photo.
La séance du 2 novembre 2001
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L'Historique |
Riff, souvenirs personnels
Dans un monde tel que celui de Rocky Horror, il n'y a pas une histoire
objective mais plutôt des histoires, subjectives et individuelles,
même si celles-ci finissent par former une grande fresque collective.
Ce qui suit est donc la relation, aussi fidèle que possible,
du petit monde Rocky Horror parisien tel que je l'ai vu vivre
depuis 1987, ou plutôt 88.
Premier contact
1987, je fais mon service militaire lorsque j'entends parler
pour la première fois du Rocky Horror Picture Show, par un ami
(croisé sous le treillis) qui me fait d'abord écouter la bande
originale, chez lui à Paris. Pas mal du tout, mais ce n'est qu'à
l'occasion d'un autre week-end que je verrai le film pour la première
fois. Enfin, façon de parler puisque j'ai dû dormir pendant presque
tout le temps. L'armée, c'est fatiguant.
Qu'importe, le peu que j'ai vu est déjà fascinant,
et je sais que j'y retournerai... sans doute plus d'une fois.
En simple spectateur
Enfin sorti de l'ombre des drapeaux, fin 87, je monte m'installer à Paris.
Et je peux enfin voir le film, sans la moindre animation d'ailleurs,
plutôt rare à l'époque. Encore n'est-elle constituée que d'effets
d'écran et de répliques, par ailleurs très au point, sans personne
en costume ou reprenant le rôle d'un personnage précis.
Par contre l'ambiance est bonne, très bon enfant,
assurée par trois ou quatre personnes tout au plus
et un public très participant.
Le Studio Galande avait alors une rangée de sièges supplémentaires
devant l'écran, réduisant d'autant la place disponible pour
opérer, et pas encore de scène, qui n'est arrivée
que bien des années après.
Je me souviens avoir été une fois le seul et unique public,
un seul et unique animateur répétant ses effets au premier rang,
armé d'une brochette hétéroclite d'accessoires tels que balai,
crécelle, rouleau de papier toilette, journal...
J'y retourne de temps à autre, préférant les séances animées
du week-end. Le film est alors programmé le jeudi vers 22H,
le vendredi vers 22H et minuit, le samedi vers 22H et minuit,
et enfin le dimanche vers 22H. Il n'est vraiment pas du tout
évident de rentrer la plupart du temps, une longue file d'attente
commençant plus d'une heure avant la séance (sans prévente des billets)
pour se voir souvent refusé à l'entrée finalement par simple
manque de place, et donc condamné à refaire la même queue
pour la séance suivante.
Un curieux personnage
A mesure que je sympathise avec quelques animateurs, j'entends parler
d'une figure plutôt atypique, un animateur très occasionnel qui
viendrait certains soirs rejouer l'entrée de FrankNFurter dans
la salle, maquillé et en costume. J'apprendrai beaucoup plus tard
qu'une certaine participation en costumes existait, deux ou trois
ans avant, mais passons; à ce moment précis, l'existence de cet
étrange personnage évoquait enfin l'animation costumée dont
j'avais entendu parler concernant le phénomène Rocky Horror
dans le reste du monde, tout spécialement aux Etats-Unis bien sûr
puisqu'il était né là-bas. Pas de moyen de le contacter,
il fallait attendre qu'il se manifeste, ce qui prit tout
de même quelque temps... jusqu'au jour où enfin, au moment
attendu de l'entrée du maître, je vis monter sur un siège
du premier rang la réplique vivante du FrankNFurter à l'écran,
rejetant sa cape en parfait synchronisme avec le film pour rejouer
seul toute la scène, sous les acclamations étonnées
et ravies du public, comme on peut s'en douter.
Renaissance de l'animation costumée
Pas question de le laisser échapper, sitôt sa performance terminée
je lui mets la main dessus pour lui proposer un pot juste après
la séance, on a à causer tous les deux. Le brave garçon accepte,
on se retrouve donc devant deux chopes pour parler enfin choses sérieuses.
Lancer une animation costumée régulière sur Paris, c'est de ça qu'il
s'agit. Lui est déjà au point, je peux prendre un autre rôle et
commençant à deux il est plus que probable qu'on sera vite rejoints
par d'autres. Il me suggère de prendre le rôle de Riff-Raff (aujourd'hui
ça peut paraître évident mais à
l'époque mes cheveux ne s'étaient
pas encore remis du service militaire), puis rapidement Brad
et Janet vont émerger, suivis bientôt des autres rôles principaux.
Notre animation s'inspire en droite ligne de celle des animateurs
déjà en place, très souvent d'ailleurs en leur compagnie,
avec quelques premières scènes parmi les plus évidentes,
telles que le mariage, le Time Warp, le Touch Me ou bien le Floor Show.
En peu de temps finalement, l'objectif est atteint, chacun fait
son propre costume (souvent très approximatif) dans l'esprit
de Carnaval (je me réfère volontiers au film
'Orfeu Negro'
à ce sujet, concernant la façon dont chacun travaille toute
l'année sur son costume, en vue de cet unique jour de l'année
où tout le monde se retrouve pour parader et faire la fête).
Quelques précisions
Il convient, je pense, de préciser que non seulement nous payions
nos places de cinéma, mais que nous faisions alors la queue
à chaque fois comme le reste du public, quitte à ne pas pouvoir
rentrer à la séance que nous avions prévu d'animer.
Nous nous costumions et maquillions chez nous avant de venir,
ce qui m'a notamment valu bien des fois de prendre le métro
en costume, maquillé en Riff-Raff, faire la queue dans cette
tenue (plus ou moins légère) en plein mois de décembre, pour
ne pouvoir entrer et devoir refaire la même queue pour la
séance suivante, dans les mêmes conditions.
Ce n'est que par la suite que nous nous sommes
arrangés avec le Studio Galande, au fil du temps, sans que
pour autant nous ne soyons 'employés' par le cinéma en aucune
façon, contrairement à ce que beaucoup pourraient croire,
vu de l'extérieur.
Création du Rocky Horror Fan-Club France
Près d'un an plus tard, courant 89, le cast costumé se produit une à deux
fois par semaine, globalement, de préférence le samedi à minuit,
traditionnellement l'horaire de prédilection pour une séance
Rocky Horror aux origines (US).
D'autres séances sont occupées par les anciens animateurs,
qui s'intitulent eux-mêmes 'hérétiques' ou 'animatueurs'
en réaction à notre animation, qu'ils jugent moins spontanée,
trop sérieuse. Malgré tout les rapports restent bons.
Lors d'un passage à New York, je passe sur la 8ème rue voir le cast
qu'anime Sal Piro, président du fan-club officiel Rocky Horror
(mondial, US, tout ça quoi).
Les américains ne sont pas très causants, mais qu'importe;
Rocky Horror se retrouve un peu partout dans le monde,
il serait bien intéressant d'être en contact avec les autres fan-clubs
dans chaque pays, il n'existe pas encore de fan-club français,
nous allons donc le créer.
Il faut bien se rappeler qu'à l'époque, l'internet grand public
n'existait pas encore, les contacts avec les autres casts
étaient donc natrurellement bien plus difficiles.
Avec l'autorisation de Sal Piro se monte donc le
Rocky Horror Fan-Club France, réunissant notre cast costumé
mais aussi les hérétiques. Une newsletter irrégulière
est bientôt publiée, et diffusée
par simple abonnement (postal).
Création du cast 'The Zen Room'
L'expérience durera jusqu'en mars 90, où le fan-club cède
la place à une nouvelle structure, celle d'un cast reprenant
globalement les mêmes activités mais de manière plus pragmatique.
'The Zen Room' devient donc le fan-club officiel Français (le seul
de toute manière à avoir quelque contact que ce soit avec
des casts étrangers) et assure les séances costumées au
Studio Galande, principalement le samedi à minuit, juste
après la séance de 22H affectée aux hérétiques.
Le Rocky Horror Show au Casino de Paris
Quelques mois après, en juin 90 puis pour une reprise en septembre 90,
débarque à Paris le Rocky Horror Show (la comédie musicale sur scène),
au Casino de Paris. Immédiatement des contacts sont pris, essentiellement
avec l'attaché de presse du Casino de Paris, lequel fera tout pour nous
faciliter l'accès à la salle et encouragera notre participation
du côté du public, tandis que la pièce se joue sur scène.
Tout aurait pu aller pour le mieux, quelques ombres pourtant
apparaissent bientôt au tableau. Tout d'abord, le producteur du
show ne l'entend pas de cette oreille, pour lui le Rocky Horror
Show est visiblement un spectacle comme les autres et nous n'avons
rien à y faire. Il se trouvera que le producteur en question
avait lui-même quelques problèmes de droits avec Richard O'Brien,
l'auteur de la pièce. Toujours est-il que dans une atmosphère
souvent tendue, nous participons au show à notre manière,
toujours en retrait par rapport à la pièce afin de ne pas
gêner les acteurs, mais n'hésitant pas à leur donner la réplique
lorsqu'ils nous en donnent l'occasion. Cette occasion, ils la
provoqueront de plus en plus souvent, à mesure qu'ils réaliseront
eux-mêmes le potentiel interactif de cette pièce un peu nouvelle
encore pour eux. Au plus fort de la tourmente, cette visibilité
soudaine de Rocky Horror, cette notoriété inattendue tournent
la tête à certains, d'autres du coup ne se reconnaissent plus
dans un groupe secoué par une actualité un peu trop présente,
du coup le cast explose, l'épreuve aura été trop forte.
Transylvania 92
Le cast s'est très vite reformé, et a retrouvé toute sa vigueur
lorsque, deux ans après, nous décidons de traverser la Manche
pour aller rendre visite à nos voisins Anglais (alors à
Baker Street) à l'occasion d'Halloween. Un débarquement
totalement désorganisé puisque nous prévoyons de simplement
prendre contact avec le cast Anglais à leur séance du samedi
soir, si possible avec nos costumes que l'on a emportés
dans le coffre de la voiture. En attendant nous nous
baladons dans les rues de Londres, et c'est là que la
providence va nous donner un coup de pouce pour le moins
inattendu, sous la forme de Brad et Columbia traversant
la rue sous nos yeux... minute!
Eh bien oui, un couple d'Anglais en costume qui s'engouffre
devant nous dans le pub le plus proche...
Le temps de les rejoindre et nous apprenons que cette
année se déroule à Londres LA Convention Annuelle
(mondiale, celle qui se tient d'habitude aux USA)
Rocky Horror, rien que ça! Et que nous n'avions
donc de toutes façons aucune chance de croiser leur cast
ce soir-là dans leur cinéma de Baker Street.
Ben merci de nous avoir prévenus les gars!
Enfin, puisqu'on est là allons rejoindre la fête,
et nous voilà inscrits de justesse à la première
convention annuelle Londonienne. Américains bien sûr,
Anglais cela va de soi, mais aussi Japonais, Allemands,
Italiens, (j'en passe nécessairement) et enfin Français
se retrouvent pour partager leurs expériences avant
la projection finale, traditionnellement le samedi à minuit,
du film devant une audience déchaînée et forcément en costume.
A compter de ce week-end surprenant, nous nous attacherons
à garder des contacts plus ou moins réguliers avec les casts
étrangers, ce qui n'avait à l'époque rien d'évident
vu que l'internet grand public était alors en France
quasi inexistant.
D'autres casts font leur apparition
A Paris en tout cas, il semble que le phénomène soit en passe d'atteindre
en 93 sa vitesse de croisière. Au milieu d'autres tentatives du même ordre,
va émerger un autre cast costumé, créé par Florent, Grabble et Brigitte
(pas celle des Sweet Transvestites quelques années plus tard, une autre),
les 'Absent Friends'. Ils reprennent l'essentiel de l'animation au contact
du Zen Room mais développent rapidement leur propre style. Grabble se fait
jeter, Brigitte disparait, un noyau dur gère le cast à coups de psychodrames
permanents, au gré du bon vouloir des maîtres de cérémonie... jetons donc
un voile pudique sur ce qui après tout ne nous regarde pas. Au demeurant,
ils connaîtront la meilleure longévité et régularité des casts de cette
époque, le film à Paris leur doit donc une bonne part de son succès.
Halloween 93, les esprits sont avec nous
Le Zen Room, lui, continue benoitement sur sa lancée. Halloween approche.
La convention de l'année dernière est restée dans les esprits, une bonne
partie de la troupe est partante pour un nouvel Halloween à Londres, sans
convention cette fois-ci (on s'est renseignés!). Tous dans
le ferry, et nous voilà en train de feuilleter le dernier TimeOut (le
Pariscope Londonien) à la recherche du cinéma des Anglais... et là,
coup de théâtre (c'est le cas de le dire), le film passe dans DEUX salles
à Londres! La première est sur Baker Street (c'est bien le cinéma du
cast local), quant à la seconde... l'Electric Cinema, jamais entendu
parler... il conviendra de tirer cette histoire au clair durant le
week-end. Pour l'heure, on est vendredi, les Anglais font leur show
ce soir, direction Baker Street! Malgré un premier accueil un peu frais
(sans doute du à de précédents contacts malheureux entre eux
et des fans Français), les 'Charming Underclothes' nous font une
excellente prestation, le plus dur étant de se retenir de participer,
alors même que l'on est tous venus en costume... le show à l'Anglaise
tient davantage du vrai spectacle que du carnaval interactif à la Française,
toujours est-il que nous nous tenons bien, au point que le cast nous
convie à l'anniversaire de leur Columbia le dimanche midi. Après quoi
tout le monde rentre chez soi, les afters sont visiblement là aussi
une exception culturelle bien de chez nous! Le samedi est mis notamment
à profit pour rendre visite à l'Electric Cinema, du côté de Portobello.
Il s'avère qu'il s'agit d'un des plus anciens cinémas-théâtres de Londres,
fermé quelque temps pour travaux et qui a décidé de réouvrir avec
le Rocky Horror Picture Show, en deuxième partie d'un double feature
dont le premier volet est tenu par un film de SF totalement improbable
avec Jeff Goldblum: "Earth girls are easy" (plus ou moins littéralement,
"les terriennes sont des filles faciles"). Aucun cast n'est là pour animer,
à la bonne heure! Le Zen Room inaugurera donc le Rocky à l'Electric
Cinema de Londres! De vraies loges (c'est un ancien théâtre), plusieurs
centaines de places devant une vraie scène... peu de public encore pour
la réouverture mais des conditions royales pour une séance totalement
inattendue. Le lendemain midi, nous retrouvons comme convenu les
Charming Underclothes, visiblement très surpris d'apprendre que le film
passait à l'Electric. Ils ont eu leur séance vendredi, nous avons eu
la nôtre la veille, nous leur proposons donc de remettre ça le soir même
mais ensemble, en mixant les deux groupes... ils acceptent volontiers,
et nous revoilà le dimanche soir dans les mêmes loges puis sur scène
(j'en profite pour revoir les 'terriennes', franchement pas le film
du siècle), Charming Underclothes et Zen Room se répartissant les rôles
pour le bouquet final du week-end, chacun profitant en direct
du spectacle offert par son comparse sur scène, tout le monde surmontant
les barrières de la langue grâce notamment aux automatismes qu'apporte
une pratique régulière de l'animation. Puis retour à Paris.
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Texte en cours d'écriture |
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