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A mesure que Paris se construit, les besoins sans cesse croissants
en matériaux de construction donnent naissance à des carrières
d'abord à ciel ouvert mais très vite souterraines, de plus en plus
éloignées du centre à mesure que les anciennes exploitations
viennent à s'épuiser. Puis, au fil des siècles, et ce depuis
l'occupation romaine, la ville en vient à recouvrir les vides
laissés à l'abandon, faisant du sous-sol de la ville un gruyère
que l'Inspection Générale des Carrières, fondée sous Louis XVI
en 1777, se charge de recenser, surveiller et consolider au besoin.
A l'intérieur de Paris, on estime la superficie des zones
exploitées en carrière à 3150 hectares environ, ce qui
représente tout de même près de 40% de la surface totale de la ville.
Ceci dit, les secteurs sous-minés (ceux où existent des vides
laissés par les anciennes exploitations) ne représentent
que 770 hectares, dont la totalité est composée des carrières
de calcaire des Vème, VIème, XIIème, XIIIème,
XIVème, XVème et XVIème arrondissements.
Les galeries d'inspection représentent environ 135 kilomètres,
dont 91 sont situées sous les rues et 44 sous les jardins,
bâtiments et généralement lieux publics. Ajoutons à cela
les quelque 150 kilomètres de galeries situées sous les terrains
privés, et on atteint alors un réseau total de près de 300 kilomètres.
Ces galeries se divisent inégalement en quatre blocs principaux,
à savoir celui du XIIème arrondissement (350 mètres),
celui de Passy-Chaillot (7 kilomètres de galeries réparties
entre un grand nombre d'exploitations non reliées entre elles),
celui du XIIIème arrondissement (à l'est de la Bièvre,
25 kilomètres sous les rues et lieux publics),
enfin le grand réseau sud des Vème, VIème, XIVème et XVème
arrondissements (100 kilomètres de galeries, parfois sur
plusieurs étages superposés).
Les carrières de gypse, exploitées au nord et à l'est de Paris,
couvraient 65 hectares dans les Xème, XVIIIème,
XIXème et XXème arrondissements. Mais ces exploitations de
pierre à plâtre ont une place à part de ce que l'on appelle
communément 'catacombes de Paris', et qui désigne plutôt
les vides laissés par les anciennes carrières de calcaire.
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